• Mort d'un King : bye bye B.B.

    Le printemps semble néfaste pour les King. Après Ben E., c'est au tour de B.B. de tirer sa révérence pour rejoindre les dieux du blues. 

    Plus qu'un roi, une légende. Celle d'un jeune cueilleur de coton dans une plantation du Mississippi devenu l'un des plus grands guitaristes de l'histoire du blues. Une sorte de géant débonnaire, guitare calée sur un ventre rebondi, dispensant des soli fluides qui laissèrent béats de nombreux célèbres disciples, Eric Clapton, Jeff Beck ou Jimmy Page. Et bien d'autres artistes, à voir les hommages qui affluent depuis sa disparition, du rappeur Snoop Dogg à Lenny Kravitz, en passant par l'ex batteur des Beatles Ringo Starr.


    Pourtant, au cours de sa longue carrière débutée en 1948, on ne peut pas dire que Riley B. King dit B.B. (contraction de Blues Boy, prononcez Bibi) trôna au sommet des hit-parades. Même s'il connut quelques succès dans les charts spécialisés, des morceaux comme “3 O'Clock Blues” ou “Please love me”, et surtout “The Thrill is Gone” sa

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  • Les Innocents ont toujours les mains pleines


    Ils ont fait les beaux jours de la pop made in France des eighties et des nineties. Quinze ans après leur séparation, les Innocents reviennent avec un nouvel album suivi d'une tournée. Rien qu'à deux.



    Les tubes, ils ont connu. De “Jodie à "Fous à lier” , en passant par “L'autre Finistère”, “Un monde parfait” ou “Un homme extraordinaire”, les Zinnos, comme on les surnommait à l'époque, ont collectionné les succès grâce à des chansons à la pop pétillante et sophistiquée. Jusqu'en l'an 2000, où le groupe s'est subitement évaporé, en pleine gloire, pourrait-on dire. Formé au début des années 80 dans la mouvance post punk anglo-saxonne, le groupe s'est peu à peu imposé comme un des rares talents mélodiques et vocaux d'une France trop souvent prisonnière d'une tradition de chanson “à texte” ou de laborieuses copies rollingstoniennes.



    Une particularité harmonique due aux personnalités de ses deux principaux compositeurs et chanteurs, Jean-Philippe Nataf, dit Jipé, et Jean-Christophe Urbain,

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  • Ben E King : "Stand by me", standard galvaudé

    Ben E King, créateur du hit mondial “Stand by me”, s'est éteint hier. Retour sur la success story d'un tube repris à toutes les sauces…

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    Des King, y'en avait plein dans le monde de la musique. Surtout dans le blues, de B.B. à Earl, en passant par Freddie et Albert. Quant à Stephen et Burger, ça ne compte pas, pas plus que Curtis ou Crimson.

    Le King of rock n'est plus, celui of pop non plus, voilà qu'hier on apprend une bien triste nouvelle : Benjamin Earl Nelson,  alias Ben E King… of soul, est décédé à l'âge de 76 ans. Cet ex chanteur des Drifters, groupe de rhythm'n'blues qui faisait la pige aux Platters ou aux Coasters, a surtout connu son heure de gloire au début des années 60 grâce à un énorme hit : la chanson “Stand by me”, co-écrite avec le célèbre duo de faiseurs de tubes Jerry Leiber et Mike Stoller.

    A la base un gospel datant de 1916, retripatouillé par plusieurs chanteurs, dont Sam Cooke. Mais c'est Ben E King qui obtint le jackpot en 1961, avec sa version, devenue depuis un

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  • Richard Anthony : les copains le saluent

    Ex vedette yéyé, père tranquille du rock, crooner jamais crâneur, Richard Anthony est décédé. Retour sur un parcours pas si pépère…

    Il n'avait pas vraiment le look pour être une idole yéyé : un peu joufflu, un brin grassouillet (comme Paul McCartney…), petit pull shetland à col rond, coiffure d'étudiant sage, pas très rock'n'roll. Pourtant, Richard Anthony, pseudo vaguement américain façonné avec ses deux vrais prénoms, fit la pige à un certain Johnny au début des années 60. Et piqua même à Hugues Aufray l'un de ses premiers gros tubes, baptisé “Et j'entends siffler le train”. Une ballade triste à mourir (même si certains de mes copains de l'époque s'amusaient à en changer les paroles, style “j'entends pisser mon chien"…) recyclée du folklore yankee, qui devint le premier slow français de l'été 62. 


    Né Ricardo Btesh en Egypte (comme Claude François et Dalida), arrivé en France à 13 ans après des études en Angleterre, le petit Anthony fut sans conteste l'un des plus habiles créateurs de

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  • Polnareff contre Cetelem : le papy qui dit non

    Michel Polnareff attaque Cetelem pour atteinte à son image et à sa dignité. La cause de cette ire ? Un faux sosie dans la pub télévisée de la société de crédit. Car il ne suffit pas de ressembler à Polnareff pour plaire à Polnareff…

    “Mais c'est dingue, pourtant tu lui ressembles !” Cette phrase extraite de la pub incriminée ne s'adresse pas au supposé sosie de l'auteur de “Love me, please love me”, mais à une sorte de bibendum herbeux censé représenter le personnage qui symbolise la société Cetelem. Autour de lui, des acolytes vaguement costumés en Marylin Monroe, en Michael Jackson ou en Bruce Lee, mais, surtout, un individu arborant la crinière frisottée blonde et les célèbres bésicles blanches de qui on sait.

    Une pub largement diffusée depuis plus de quatre ans mais que Polnareff, depuis sa retraite californienne, semble avoir tout juste découverte. Du coup, le voilà qui assigne ladite société en justice pour atteinte au droit à l'image. Michel se sentirait d'autant plus ridiculisé

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  • Dis-moi donc d'où vient Didi ?

    La nouvelle a fait grand bruit : Khaled, “le roi du raï”, vient d'être condamné par la justice française pour plagiat. Mais de qui et de quoi ?



    L'objet du litige, la chanson “Didi”, tube international en 1992,  a consacré le chanteur natif d'Oran à travers la planète. Un morceau qui aurait été “emprunté” sans contrepartie à un autre artiste algérien, peu connu celui là, nommé Cheb Rabah. La condamnation, prononcée vendredi par le tribunal de grande instance de Paris, est plutôt lourde de conséquences : outre deux amendes de 100 000 euros pour préjudice moral et atteinte au droit d'auteur, Khaled se voit obligé de restituer à son créateur tous les droits  de la composition au titre de son exploitation dans le monde, ainsi que pour une période postérieure à juin 2003. Le jugement demande également à la Sacem, chargée de collecter et distribuer les droits d'auteur de la chanson, d'en faire désormais bénéficier le véritable créateur.
    Les différents articles de presse qui relaient la nouvelle

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  • Et si Tidal rimait avec que dalle ?


    La guerre du streaming se poursuit. Une nouvelle plate-forme musicale intitulée Tidal et inaugurée par une brochette de stars,tente de faire son trou sur un marché déjà bien encombré. A quoi ça sert ?

    "Marre d’être exploités" ont clamé quelques multimilliardaires du disque, rassemblés lundi dernier à New York. Parmi ce parterre d’artistes ainsi honteusement floués, de notoires pros de la galère comme Beyoncé, Alicia Keys, Rihanna, Kanye West, Usher, Coldplay, Daft Punk (avec leurs casques)… sans oublier Madonna, qui en a profité pour faire son petit show, chevauchant à moitié la “table des négociations” pour apposer sa signature sur le contrat protestataire (une gymnastique qui lui a valu un gentil buzz internet, des milliers d’internautes s’amusant à la singer, mais c’était le but recherché). 



    Tout ce beau monde, rassemblé pour l’occasion spectaculaire par le rappeur Jay-Z, était là pour annoncer la bonne nouvelle, du moins pour eux. Considérant que les plateformes de streaming musical

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  • Eté 2015 : un festival d'annulations… de festivals !

    Plus d’une centaine de festivals musicaux ont été ou vont être annulés d’ici à cet été. Une hécatombe qui n’est pas qu’affaire de gros sous. Parfois, de vulgaires considérations politiciennes s’en mêlent…

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    La carte fait grand bruit : un état des lieux sinistrés, qui recense les festivals annulés depuis un an. Une carte géographique interactive, intitulée “cartocrise”, publiée par Emeline Jersol, médiatrice culturelle près de Valenciennes, et qui ne cesse tristement de s’allonger. Des 48 évènements pointés pour suppression ou annulation en janvier dernier, on est passé en ce mois de mars 2015 à environ 170, y compris des festivals d’arts de la rue, de danse, de cinéma, d’arts plastique, de théâtre ou de poésie. Sont également recensées les disparitions de structures ou d’associations culturelles.
    Ainsi des rendez-vous familiers comme le festival Consonances de Saint Nazaire, les Voix du Gaou de SixFours les Plages (après 17 années d’existence), les Enchantés de Saint Sébastien sur Loire,

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  • Le glas a sonné pour un Gong

    Daevid Allen, leader d’un des groupes de rock les plus originaux des années 70, est décédé vendredi dernier des suites d’un cancer. Retour sur le parcours d’un elfe électrique et spatial.

    Il y avait des théières volantes et des gnomes narquois, des camemberts  cosmiques et des anges qui pondaient des œufs. C’était l’époque, seventies débutantes, où le rock dit progressif balbutiait en France, de salles des fêtes en maisons des jeunes. L’époque où une tribu de hippies bariolés enregistrait des disques bizarroïdes, empruntant aussi bien au jazz qu’à la musique planante et au rock psychédélique, aux bouquins de Tolkien qu’aux poèmes de la beat Generation, à Lewis Carrol qu’au père Ubu. 


    A leur tête, une sorte de pâtre lunaire à barbichette narquoise et bonnet de lutin malin, magicien pataphysicien amateur d’harmonies caustiques et de rimes fantaisistes. Australien d’origine exilé en Angleterre, guitariste, chanteur, compositeur et gourou, Daevid Allen participa aux premiers ébats du groupe

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  • Le plagiat, c’est pas beau mais ça peut rapporter (et coûter) gros...

    Robin Thicke et Pharrell Williams viennent d’être condamnés à une lourde amende de plus de 7 millions de dollars : leur chanson “Blurred Lines” ressemblait un peu trop à un vieux tube de Marvin Gaye, “Got to give it up”. Question : un plagiat, c’est quoi ?

     

    Epineux. Comment déterminer si une chanson a été pompée sur une autre, au mépris des droits d’auteur? Comment faire la distinction entre vulgaire vol, copie conforme, habile contrefaçon ou simple citation ? Ben c’est pas difficile, pourrait-on penser, suffit de comparer. Pas si simple. Car lorsque qu’un compositeur s’estime lésé et porte l’affaire devant les tribunaux, plusieurs critères doivent entrer en ligne de compte pour l’appréciation des juges. La mélodie, bien sûr, mais la ressemblance ne suffit pas. Imaginez une phrase répétitive d’une seule note (le compositeur Pierre Boulez, entre autres musiques électroniques, l’a fait), difficile de déterminer l’imposture…  Restent le rythme et l’harmonie, à défaut des arrangements.

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