• Eté 2015 : un festival d'annulations… de festivals !

    Plus d’une centaine de festivals musicaux ont été ou vont être annulés d’ici à cet été. Une hécatombe qui n’est pas qu’affaire de gros sous. Parfois, de vulgaires considérations politiciennes s’en mêlent…

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    La carte fait grand bruit : un état des lieux sinistrés, qui recense les festivals annulés depuis un an. Une carte géographique interactive, intitulée “cartocrise”, publiée par Emeline Jersol, médiatrice culturelle près de Valenciennes, et qui ne cesse tristement de s’allonger. Des 48 évènements pointés pour suppression ou annulation en janvier dernier, on est passé en ce mois de mars 2015 à environ 170, y compris des festivals d’arts de la rue, de danse, de cinéma, d’arts plastique, de théâtre ou de poésie. Sont également recensées les disparitions de structures ou d’associations culturelles.
    Ainsi des rendez-vous familiers comme le festival Consonances de Saint Nazaire, les Voix du Gaou de SixFours les Plages (après 17 années d’existence), les Enchantés de Saint Sébastien sur Loire,

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  • Le glas a sonné pour un Gong

    Daevid Allen, leader d’un des groupes de rock les plus originaux des années 70, est décédé vendredi dernier des suites d’un cancer. Retour sur le parcours d’un elfe électrique et spatial.

    Il y avait des théières volantes et des gnomes narquois, des camemberts  cosmiques et des anges qui pondaient des œufs. C’était l’époque, seventies débutantes, où le rock dit progressif balbutiait en France, de salles des fêtes en maisons des jeunes. L’époque où une tribu de hippies bariolés enregistrait des disques bizarroïdes, empruntant aussi bien au jazz qu’à la musique planante et au rock psychédélique, aux bouquins de Tolkien qu’aux poèmes de la beat Generation, à Lewis Carrol qu’au père Ubu. 


    A leur tête, une sorte de pâtre lunaire à barbichette narquoise et bonnet de lutin malin, magicien pataphysicien amateur d’harmonies caustiques et de rimes fantaisistes. Australien d’origine exilé en Angleterre, guitariste, chanteur, compositeur et gourou, Daevid Allen participa aux premiers ébats du groupe

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  • Le plagiat, c’est pas beau mais ça peut rapporter (et coûter) gros...

    Robin Thicke et Pharrell Williams viennent d’être condamnés à une lourde amende de plus de 7 millions de dollars : leur chanson “Blurred Lines” ressemblait un peu trop à un vieux tube de Marvin Gaye, “Got to give it up”. Question : un plagiat, c’est quoi ?

     

    Epineux. Comment déterminer si une chanson a été pompée sur une autre, au mépris des droits d’auteur? Comment faire la distinction entre vulgaire vol, copie conforme, habile contrefaçon ou simple citation ? Ben c’est pas difficile, pourrait-on penser, suffit de comparer. Pas si simple. Car lorsque qu’un compositeur s’estime lésé et porte l’affaire devant les tribunaux, plusieurs critères doivent entrer en ligne de compte pour l’appréciation des juges. La mélodie, bien sûr, mais la ressemblance ne suffit pas. Imaginez une phrase répétitive d’une seule note (le compositeur Pierre Boulez, entre autres musiques électroniques, l’a fait), difficile de déterminer l’imposture…  Restent le rythme et l’harmonie, à défaut des arrangements.

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  • Vendredi, chic c'est chanson !

    C’est décidé : désormais les disques nouveaux sortiront le vendredi sur la planète. Sous l’intitulé de Global Release Day, une mesure censée contenter les fans et diminuer le piratage. Voire…

    L’idée couvait depuis longtemps : harmoniser le jour de sortie des disques dans le monde entier. Un calendrier plutôt foutraque jusqu’à présent : le lundi en France, le mardi aux Etats-Unis, le mercredi au Japon ou le vendredi en Australie. Du coup, il paraît que, par exemple,  les amateurs nippons se sentaient frustrés en sachant que leurs homologues français pouvaient écouter les nouveautés avant eux. Rage et désespoir…
    C’est du moins ce que prétend l’IFPI, fédération internationale de l’industrie phonographique, qui regroupe près de 1300 labels de musique. Dans un récent communiqué, l’organisation annonce qu’après moult consultations entre musiciens, maisons de disques et distributeurs, tout ce beau monde serait parvenu à un accord : le choix du vendredi comme date de publication universelle.
    Le

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  • Une expo Bowie, ben oui !

    Du 3 mars au 31 mai, la Philharmonie de Paris propose une exposition entièrement vouée à l’œuvre de David Bowie. Ziggy, on l’appelait Ziggy…

     

    "Beau, oui, comme Bowie" chantait jadis Isabelle Adjani sous influence gainsbourienne. Il faut reconnaître que ça n’a pas vraiment changé. Depuis presque cinquante ans, cinq décennies si on préfère, mister David Robert Jones a su conserver une classe et une aura intactes. Artiste multi-protéiforme, sorte de vampire surdoué, capable de digérer modes et courants et de les réinventer à sa manière, il a traversé les époques avec un aplomb et une créativité peu communs dans un monde du rock d’ordinaire prompt à ressasser tics et clichés.

    Du jeune gandin des Konrads, son premier groupe, au quasi sexagénaire de The Next Day, son dernier album, David Bowie a alterné rôles, défroques, maquillages, expériences musicales et avatars cinématographiques, tout en restant lui-même. Androgyne, astronaute, dandy, alien, laborantin, mime, icône, gentleman, à la

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  • Lesley Gore : la fête est finie...

     L’interprète de “It’s my party”, énorme tube des années 60,  s’est éteinte hier à l’âge de 68 ans. Si elle était célèbre aux USA, on la connaissait surtout chez nous à travers les reprises de ses chansons.

    Star et lycéenne. Lesley Gore avait à peine 16 ans quand elle devint numéro 1 des charts aux Etats Unis : la chanson “It’s My Party”, décrivant les affres d’une adolescente voyant son petit ami disparaître avec une autre pendant sa fête d’anniversaire, fit un tabac chez les teen-agers de l’époque… jusque chez nous : le sémillant Richard Anthony en enregistra une version française intitulée, il fallait y penser, "C’est ma fête".  La chanson connut plus tard de multiples reprises, dont celles de Dave Stewart et d’Amy Winehouse.

    Un tube produit par Quincy Jones (futur mentor du King of Pop), qui vit dans cette petite collégienne pétillante une graine de vedette pop. À…justes titres : à partir de 1963, Lesley Gore, chantre des tourments amoureux, petite fiancée romantique et espiègle de

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  • Cymatique : regardez, c'est de la musique !

    Dessiner des fleurs, des animaux ou des formes géométriques sans crayon ni pinceau, sculpter à volonté sans burin, est désormais possible : il suffit d’écouter de la musique…

    Le phénomène ne date pas d’hier : Léonard de Vinci et Galilée s’y intéressaient déjà et, à la fin du 18ème siècle, le physicien allemand Ernst Chladni l’étudia plus concrètement au moyen d’un archet et d’une plaque métallique.  La cymatique (du grec cyma, vague), terme inventé dans les années soixante par le scientifique suisse Hans Jenny, est l’art de rendre les sons visibles et, mieux, de sculpter la matière grâce aux vibrations sonores.

    Les ondes sonores peuvent traverser indifféremment les matières gazeuses, liquides ou solides, par exemple sable, verre ou eau, et dessiner des formes, parfois géométriques du plus bel effet. En gros, plus la fréquence sonore est élevée, plus les figures ainsi produites sont complexes.

    Cette découverte scientifique est utilisée couramment dans l’étude du langage des dauphins,

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  • Tribute albums : Hommages, ô désespoirs !

    De Renaud à Dutronc, en passant par Aznavour, Goldman ou Ferrat, les “albums hommage” pullulent depuis quelque temps. Mode passagère ou opération marketing ?

    C’est la nouvelle manie showbiz. Prenez un artiste populaire, une gloire locale de préférence d’âge vénérable, et faites réenregistrer ses vieux tubes par une cohorte de chanteurs plus jeunes et vaguement reconnaissants. Parfois avec la participation et en général avec la bénédiction (si toujours vivant) de l’artiste concerné. Façon de réactualiser et de rentabiliser à nouveau les titres du temps jadis, ce qui, en meilleur français, se résume par faire du neuf avec du vieux.

    Double jackpot : ça peut faire repartir le back catalogue (en bon franglais) de l’artiste en question et ça fait de la pub (toujours bonne à prendre) pour les interprètes qui se sont prêtés (?) à l’exercice.
    C’est vrai, le principe du “tribute album” (en pur anglais) ne date pas d’aujourd’hui. Mais, comme les comédies musicales, la formule connaît des retours de

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  • Demis Roussos : de la pluie et des larmes

    Demis Roussos, l’enfant d’Aphrodite, le colosse à la voix d’airain, s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche à Athènes.

    Funeste coïncidence. Au moment où son pays connait une véritable révolution politique, Demis Roussos, sans doute l’un des artistes grecs les plus célèbres dans le monde, s’est éteint. A l’annonce de cette triste nouvelle, les souvenirs affluent. Car seul ou avec son groupe, ce chanteur-bassiste au gosier singulier aura longtemps bercé les amateurs de romances aussi sucrées qu’efficaces.

    Quelques jours avant les évènements de mai 68, un étrange morceau, mi rock progressif mi musique classique, résonnait dans les transistors : adapté du Canon de Pachelbel, sur des paroles de Boris Bergman (le futur complice de Bashung), "Rain and Tears" consacra le groupe Aphrodite Child : un trio de musiciens grecs, bloqué à Paris en attente d’un visa pour Londres, et devenu soudain l’un des plus gros vendeurs de disques de la planète.

    Récidivistes : à partir de cet acte de

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  • Feu Fowley : le génie inconnu du rock s'est éteint

    Homme de l’ombre et légende underground, artiste, manager, cinéaste et producteur, Kim Fowley, décédé la semaine dernière, est à l’origine de tout un pan de l’histoire du rock’n’roll. De Slade aux Runaways en passant par Kiss, retour sur un parcours mouvementé.

    Kim qui ? Fowley, à la folie. Si son nom est peu connu du grand public et même des amateurs de rock, ce dandy excentrique a néanmoins joué un rôle quasi omniprésent, sur scène ou en coulisses. A partir de 1959, on ne compte plus ses collaborations avec des artistes aussi divers que Cat Stevens, Frank Zappa, John Lennon, Soft Machine, ou Alice Cooper.

    Mais c’est avec les Runaways, groupe pionnier de rock féminin qui comptait en son sein (?) la pétillante Joan Jett, qu’il va vraiment asseoir sa réputation de producteur au milieu des années 70, notamment grâce au tube “Cherry Bomb”.

    Celui qu’on décrivait comme “le chaînon manquant entre Orson Welles et Chuck Berry”, et qui aimait à se surnommer The Lord of Garbage (“Le Seigneur de

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