• Richard Anthony : les copains le saluent

    Ex vedette yéyé, père tranquille du rock, crooner jamais crâneur, Richard Anthony est décédé. Retour sur un parcours pas si pépère…

    Il n'avait pas vraiment le look pour être une idole yéyé : un peu joufflu, un brin grassouillet (comme Paul McCartney…), petit pull shetland à col rond, coiffure d'étudiant sage, pas très rock'n'roll. Pourtant, Richard Anthony, pseudo vaguement américain façonné avec ses deux vrais prénoms, fit la pige à un certain Johnny au début des années 60. Et piqua même à Hugues Aufray l'un de ses premiers gros tubes, baptisé “Et j'entends siffler le train”. Une ballade triste à mourir (même si certains de mes copains de l'époque s'amusaient à en changer les paroles, style “j'entends pisser mon chien"…) recyclée du folklore yankee, qui devint le premier slow français de l'été 62. 


    Né Ricardo Btesh en Egypte (comme Claude François et Dalida), arrivé en France à 13 ans après des études en Angleterre, le petit Anthony fut sans conteste l'un des plus habiles créateurs de

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  • Polnareff contre Cetelem : le papy qui dit non

    Michel Polnareff attaque Cetelem pour atteinte à son image et à sa dignité. La cause de cette ire ? Un faux sosie dans la pub télévisée de la société de crédit. Car il ne suffit pas de ressembler à Polnareff pour plaire à Polnareff…

    “Mais c'est dingue, pourtant tu lui ressembles !” Cette phrase extraite de la pub incriminée ne s'adresse pas au supposé sosie de l'auteur de “Love me, please love me”, mais à une sorte de bibendum herbeux censé représenter le personnage qui symbolise la société Cetelem. Autour de lui, des acolytes vaguement costumés en Marylin Monroe, en Michael Jackson ou en Bruce Lee, mais, surtout, un individu arborant la crinière frisottée blonde et les célèbres bésicles blanches de qui on sait.

    Une pub largement diffusée depuis plus de quatre ans mais que Polnareff, depuis sa retraite californienne, semble avoir tout juste découverte. Du coup, le voilà qui assigne ladite société en justice pour atteinte au droit à l'image. Michel se sentirait d'autant plus ridiculisé

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  • Dis-moi donc d'où vient Didi ?

    La nouvelle a fait grand bruit : Khaled, “le roi du raï”, vient d'être condamné par la justice française pour plagiat. Mais de qui et de quoi ?



    L'objet du litige, la chanson “Didi”, tube international en 1992,  a consacré le chanteur natif d'Oran à travers la planète. Un morceau qui aurait été “emprunté” sans contrepartie à un autre artiste algérien, peu connu celui là, nommé Cheb Rabah. La condamnation, prononcée vendredi par le tribunal de grande instance de Paris, est plutôt lourde de conséquences : outre deux amendes de 100 000 euros pour préjudice moral et atteinte au droit d'auteur, Khaled se voit obligé de restituer à son créateur tous les droits  de la composition au titre de son exploitation dans le monde, ainsi que pour une période postérieure à juin 2003. Le jugement demande également à la Sacem, chargée de collecter et distribuer les droits d'auteur de la chanson, d'en faire désormais bénéficier le véritable créateur.
    Les différents articles de presse qui relaient la nouvelle

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  • Et si Tidal rimait avec que dalle ?


    La guerre du streaming se poursuit. Une nouvelle plate-forme musicale intitulée Tidal et inaugurée par une brochette de stars,tente de faire son trou sur un marché déjà bien encombré. A quoi ça sert ?

    "Marre d’être exploités" ont clamé quelques multimilliardaires du disque, rassemblés lundi dernier à New York. Parmi ce parterre d’artistes ainsi honteusement floués, de notoires pros de la galère comme Beyoncé, Alicia Keys, Rihanna, Kanye West, Usher, Coldplay, Daft Punk (avec leurs casques)… sans oublier Madonna, qui en a profité pour faire son petit show, chevauchant à moitié la “table des négociations” pour apposer sa signature sur le contrat protestataire (une gymnastique qui lui a valu un gentil buzz internet, des milliers d’internautes s’amusant à la singer, mais c’était le but recherché). 



    Tout ce beau monde, rassemblé pour l’occasion spectaculaire par le rappeur Jay-Z, était là pour annoncer la bonne nouvelle, du moins pour eux. Considérant que les plateformes de streaming musical

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  • Eté 2015 : un festival d'annulations… de festivals !

    Plus d’une centaine de festivals musicaux ont été ou vont être annulés d’ici à cet été. Une hécatombe qui n’est pas qu’affaire de gros sous. Parfois, de vulgaires considérations politiciennes s’en mêlent…

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    La carte fait grand bruit : un état des lieux sinistrés, qui recense les festivals annulés depuis un an. Une carte géographique interactive, intitulée “cartocrise”, publiée par Emeline Jersol, médiatrice culturelle près de Valenciennes, et qui ne cesse tristement de s’allonger. Des 48 évènements pointés pour suppression ou annulation en janvier dernier, on est passé en ce mois de mars 2015 à environ 170, y compris des festivals d’arts de la rue, de danse, de cinéma, d’arts plastique, de théâtre ou de poésie. Sont également recensées les disparitions de structures ou d’associations culturelles.
    Ainsi des rendez-vous familiers comme le festival Consonances de Saint Nazaire, les Voix du Gaou de SixFours les Plages (après 17 années d’existence), les Enchantés de Saint Sébastien sur Loire,

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  • Le glas a sonné pour un Gong

    Daevid Allen, leader d’un des groupes de rock les plus originaux des années 70, est décédé vendredi dernier des suites d’un cancer. Retour sur le parcours d’un elfe électrique et spatial.

    Il y avait des théières volantes et des gnomes narquois, des camemberts  cosmiques et des anges qui pondaient des œufs. C’était l’époque, seventies débutantes, où le rock dit progressif balbutiait en France, de salles des fêtes en maisons des jeunes. L’époque où une tribu de hippies bariolés enregistrait des disques bizarroïdes, empruntant aussi bien au jazz qu’à la musique planante et au rock psychédélique, aux bouquins de Tolkien qu’aux poèmes de la beat Generation, à Lewis Carrol qu’au père Ubu. 


    A leur tête, une sorte de pâtre lunaire à barbichette narquoise et bonnet de lutin malin, magicien pataphysicien amateur d’harmonies caustiques et de rimes fantaisistes. Australien d’origine exilé en Angleterre, guitariste, chanteur, compositeur et gourou, Daevid Allen participa aux premiers ébats du groupe

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  • Le plagiat, c’est pas beau mais ça peut rapporter (et coûter) gros...

    Robin Thicke et Pharrell Williams viennent d’être condamnés à une lourde amende de plus de 7 millions de dollars : leur chanson “Blurred Lines” ressemblait un peu trop à un vieux tube de Marvin Gaye, “Got to give it up”. Question : un plagiat, c’est quoi ?

     

    Epineux. Comment déterminer si une chanson a été pompée sur une autre, au mépris des droits d’auteur? Comment faire la distinction entre vulgaire vol, copie conforme, habile contrefaçon ou simple citation ? Ben c’est pas difficile, pourrait-on penser, suffit de comparer. Pas si simple. Car lorsque qu’un compositeur s’estime lésé et porte l’affaire devant les tribunaux, plusieurs critères doivent entrer en ligne de compte pour l’appréciation des juges. La mélodie, bien sûr, mais la ressemblance ne suffit pas. Imaginez une phrase répétitive d’une seule note (le compositeur Pierre Boulez, entre autres musiques électroniques, l’a fait), difficile de déterminer l’imposture…  Restent le rythme et l’harmonie, à défaut des arrangements.

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  • Vendredi, chic c'est chanson !

    C’est décidé : désormais les disques nouveaux sortiront le vendredi sur la planète. Sous l’intitulé de Global Release Day, une mesure censée contenter les fans et diminuer le piratage. Voire…

    L’idée couvait depuis longtemps : harmoniser le jour de sortie des disques dans le monde entier. Un calendrier plutôt foutraque jusqu’à présent : le lundi en France, le mardi aux Etats-Unis, le mercredi au Japon ou le vendredi en Australie. Du coup, il paraît que, par exemple,  les amateurs nippons se sentaient frustrés en sachant que leurs homologues français pouvaient écouter les nouveautés avant eux. Rage et désespoir…
    C’est du moins ce que prétend l’IFPI, fédération internationale de l’industrie phonographique, qui regroupe près de 1300 labels de musique. Dans un récent communiqué, l’organisation annonce qu’après moult consultations entre musiciens, maisons de disques et distributeurs, tout ce beau monde serait parvenu à un accord : le choix du vendredi comme date de publication universelle.
    Le

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  • Une expo Bowie, ben oui !

    Du 3 mars au 31 mai, la Philharmonie de Paris propose une exposition entièrement vouée à l’œuvre de David Bowie. Ziggy, on l’appelait Ziggy…

     

    "Beau, oui, comme Bowie" chantait jadis Isabelle Adjani sous influence gainsbourienne. Il faut reconnaître que ça n’a pas vraiment changé. Depuis presque cinquante ans, cinq décennies si on préfère, mister David Robert Jones a su conserver une classe et une aura intactes. Artiste multi-protéiforme, sorte de vampire surdoué, capable de digérer modes et courants et de les réinventer à sa manière, il a traversé les époques avec un aplomb et une créativité peu communs dans un monde du rock d’ordinaire prompt à ressasser tics et clichés.

    Du jeune gandin des Konrads, son premier groupe, au quasi sexagénaire de The Next Day, son dernier album, David Bowie a alterné rôles, défroques, maquillages, expériences musicales et avatars cinématographiques, tout en restant lui-même. Androgyne, astronaute, dandy, alien, laborantin, mime, icône, gentleman, à la

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  • Lesley Gore : la fête est finie...

     L’interprète de “It’s my party”, énorme tube des années 60,  s’est éteinte hier à l’âge de 68 ans. Si elle était célèbre aux USA, on la connaissait surtout chez nous à travers les reprises de ses chansons.

    Star et lycéenne. Lesley Gore avait à peine 16 ans quand elle devint numéro 1 des charts aux Etats Unis : la chanson “It’s My Party”, décrivant les affres d’une adolescente voyant son petit ami disparaître avec une autre pendant sa fête d’anniversaire, fit un tabac chez les teen-agers de l’époque… jusque chez nous : le sémillant Richard Anthony en enregistra une version française intitulée, il fallait y penser, "C’est ma fête".  La chanson connut plus tard de multiples reprises, dont celles de Dave Stewart et d’Amy Winehouse.

    Un tube produit par Quincy Jones (futur mentor du King of Pop), qui vit dans cette petite collégienne pétillante une graine de vedette pop. À…justes titres : à partir de 1963, Lesley Gore, chantre des tourments amoureux, petite fiancée romantique et espiègle de

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